Au Canada, le traitement par agonistes opioïdes (TAO) est le traitement de première intention pour les troubles liés à l’utilisation d’opioïdes et s’est avéré être une stratégie efficace pour réduire l’incidence de l’hépatite C et d’autres méfaits liés à la drogue chez les personnes qui s’injectent des drogues. La buprénorphine/naloxone (BUP-SL) est l’une des options standard du TAO, mais sa méthode d’induction recommandée, qui exige que le patient soit en état de sevrage modéré à sévère avant de commencer, peut être difficile à mettre en œuvre et limite donc l’accès à ce traitement.

Depuis quelques années, les praticiens s’intéressent de plus en plus à l’utilisation d’autres méthodes d’induction, telles que le microdosage. Bien qu’indiqué hors monographie, le microdosage de BUP-SL consiste à introduire de faibles doses répétées de buprénorphine, en concomitance avec les opioïdes agonistes complets actuels, pendant une période d’environ 7 à 13 jours.

Les connaissances disponibles et l’expertise clinique ont démontré que l’induction du microdosage de BUP-SL était faisable et permettait aux patients de passer d’un opioïde agoniste complet à une formulation de buprénorphine avec un minimum de symptômes de sevrage tout en continuant à recevoir les deux opioïdes pendant le processus.